Derrière la caméra

Lors d’une soirée organisée à l’occasion du départ de Victor, Lucas tient la caméra pour que chaque invité raconte une anecdote sur eux et Victor.
Mais l’ambiance devient de plus en plus pesante, et les histoires de moins en moins légères.


Bref résumé

Lors d’une soirée organisée à l’occasion du départ de Victor, Lucas tient la caméra pour que chaque invité raconte une anecdote qui illustre la relation qu’ils ont avec le fêté.

Mais l’ambiance devient de plus en plus pesante, et les histoires de moins en moins légères. Peu à peu, les personnages interrogés laissent entrevoir la douleur qu’a rencontré Victor.. lorsqu’il a été confronté à un évènement terriblement marquant.

Il y aura une succession de flash-backs.

Lorsque tout le monde est passé, Lucas, qui tient la caméra, est visible dans un miroir. On ne l’avait pas vu une seule fois jusque-là, hormis dans certains flashbacks et sur quelques photo. Il se dit qu’il est temps que ce soit son tour.

Il s’isole alors de tous, s’enferme dans la salle de bain, pose la caméra et s’assied en face d’elle.

Il raconte son anecdote, mélancolique.

Lorsqu’il sort, Justine lui demande de se tenir prêt, Victor étant sur le point d’arriver.

Il filme tout, et il sait tout sur tout le monde.

Inspiré des premières scènes du film Cloverfield (2008).


Scène d’ouverture

INT. APPARTEMENT DE VICTOR - JOUR

Un nouvel appartement spacieux et peu meublé. Des cartons partout. Des déménageurs s’affairent à déballer des cartons sous la supervision attentive de VICTOR, la trentaine, décontracté mais clairement stressé par le déménagement.

Victor
(faisant un signe à un déménageur)
Faites attention avec cette boîte, s’il vous plaît. C’est fragile… c’est écrit dessus…

On sonne à la porte, déjà ouverte. Victor se tourne et marche vers l’entrée. Un COURSIER se tient là, un pli à la main.

Coursier
J’ai un pli pour Victor…

Victor
(Le coupant)
C’est moi. Merci.

Victor prend le pli, jetant un œil à l’expéditeur - Lucas. Un sourire se dessine sur son visage.

Coursier
Une petite signature…

Victor
(murmurant pour lui-même)
Il n’a pas perdu de temps…

Le coursier s’en va. Victor le salue en ouvrant l’enveloppe.
Dans l’enveloppe se trouve une clé USB, et une carte, que Victor commence à lire.

Bruits de cassure en arrière-plan. Victor se retourne précipitamment.

Victor
(criant)
Faites attention !

Victor pose précipitamment sur le vide poche de l’entrée l’enveloppe, la clé USB et la carte sans l’avoir lu.
Il se dirige vers le bruit.

[…]

INT. SALON DE VICTOR - SOIR

L’appartement est en ordre, les déménageurs partis. Victor, épuisé, s’affale sur son canapé avec un soupir de soulagement.

Victor
(en soupirant)
Enfin…

Après un moment de repos, il se redresse soudainement, se rappelant la clé USB. Il se lève et récupère le pli dans le vide poche.

Il jette un œil à la carte sans la lire, et se souvient qu’il n’a pas branché la télévision.
Il la branche, et y insère la clé USB.
Il s’assoit, lisant la note de Lucas.
« Tu ne dois pas te souvenir d’un dixième de ces anecdotes qui font que nous avons tous avec toi une relation si spéciale… Et d’avance, pardon. »
Victor semble surpris par la dernière phrase. Mais il se redresse immédiatement lorsque le téléviseur lance automatiquement la lecture.
La voix de Lucas émane de la télévision, annonçant une surprise.


Lucas filme les préparatifs de la soirée pour pouvoir expliquer le procédé. Pour l’instant, l’ancien appartement de Victor est calme, il n’y a pas encore grand monde.
Nous voyons la vidéo, dans la télévision.

Lucas (hors champs)
Alors voilà, on sait tous les deux combien tu as aimé Cloverfield, et quand Chloé m’a demandé si j’avais une idée de cadeau pour ton départ.. c’est la première chose à laquelle j’ai pensé.
Il filme Chloé, à quelques mètres, sur une échelle, installant la banderole souhaitant à Victor un bon départ.

INT. SALON DE VICTOR - SOIR
Victor, engoncé dans son canapé, sourit.

INT. ANCIEN SALON DE VICTOR - JOUR

Lucas (hors champs) / suite
Prépare-toi à te souvenir de trente ans de rires, de pleurs, de joies, de peines… Bref, c’est en quelque sorte une partie de toi qui sera gravé là-dessus. Pour le meilleur, et pour le pire !