À Lille, David mène une vie difficile depuis la mort tragique de sa sœur, Émilie, il y a dix ans.
Plongé dans un deuil perpétuel, son existence est une quête incessante pour préserver la mémoire d’Émilie, au point où le réel et l’imaginaire commencent à se confondre.
Sa fille, Marie, âgée de quinze ans, devient peu à peu le reflet vivant de cette obsession.
Peu à peu, le quotidien apparemment banal de David et Léa se fissure lorsque David insiste pour que Léa adopte les hobbies, les goûts et même les manières d’être d’Émilie.
Au départ subtile, cette transformation prend une tournure de plus en plus manifeste et inquiétante, marquée par des cadeaux étranges, comme des vêtements qui ont appartenu à Émilie ou l’inscription forcée de Marie à des activités qu’Émilie aimait.
Marie, tiraillée entre son amour pour son père et son désir d’indépendance, se trouve au cœur d’un dilemme psychologique.
La jeune fille commence à ressentir le poids de cette identité imposée, se débattant avec le sentiment d’être aimée non pour qui elle est, mais pour qui elle devrait représenter.
Alors que la santé mentale de David décline, la situation atteint son paroxysme lors de l’anniversaire de la mort d’Émilie, où il prévoit une cérémonie symbolique pour « réunir » sa sœur et sa fille. Ce moment de crise révèle la profondeur de son trouble et la douleur inexprimée qui le ronge.